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    Le « Hirak » isole l’option de la tenue d’une élection présidentielle le 4 juillet

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Ayoub C.

    Les algériens ne veulent décidément pas d’une élection présidentielle qui permettrait au système de se régénérer et ils ne comprennent pas pourquoi l’état-major de l’armée veut coûte que coûte la mise en œuvre de la voie constitutionnelle, qui lui fixe un délai au 4 juillet, alors que ces élections sont déjà boycottées par la population et les personnalités présidentiables, puisque aucun homme ou femme de cette envergure n’a fait part de son intention de se porter candidat. Unanimes, les algériens soutiennent qu’il est hors de question que le gouvernement Bedoui organise ou supervisent le vote, en raison de la fraude qui a entaché toutes les élections durant ces dernières années et où il se trouve mouillé jusqu’aux os. Comment peut-on organiser des élections avec un Premier ministre qui a récolté 6 millions de fausses signatures pour les présenter sur un plateau à l’ex. président Abdelaziz Bouteflika, qui avait affirmé dans sa lettre de démission qu’il ne voulait pas du tout se présenter à un 5e mandat ? En tout cas, des millions d’algériens ont rejeté lors des marches de ce 14 e vendredi consécutif des manifestations l’option Constitutionnelle d’une élection présidentielle le 4 juillet. Pas seulement, car tous les signaux laissent clairement voir que cette élection ne se tiendra pas, à l’enseigne de l’absence de candidats de taille. D’ailleurs, tout indique que même l’armée qui a insiste sur la tenue de cette présidentielle dans les délais n’avance plus la date du 4 juillet. Ni M. Bensalah, ni le général Gaïd Salah ne parlent du 4 juillet dans leurs messages sur le sujet. La mise en place de l'instance indépendante chargée de l'organisation et de la supervision du scrutin, à elle seule, peut prendre du temps. Enfin, tout le monde semble se mettre tacitement d’accord sur un report de l’élection présidentielle du 4 juillet. Au sein des partis de l'ex-coalition soutenant M. Bouteflika, qui soutiennent aujourd’hui les visions de l’armée, l'idée d'un léger report de l’élection présidentielle fait son chemin, tant l'échéance semble compliquée à tenir. Quant à l'opposition, elle est quasi-unanime à demander un report, avec des durées variables Et puis, n’est-ce pas qu’une élection présidentielle devrait constituer voie de sortie de crise et non le contraire ? Les algériens ont promis lors des manifestations de ce 14e vendredi qu’ils sortiront par millions dans les rues si jamais le rendez-vous du 4 juillet est maintenu contre vents et marais. 18 avril, 4 juillet, quelle date encore pour cette élection présidentielle qui ne veut pas se tenir ?

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