Aujourd'hui le :
    A+ A A-

    Placé en détention provisoire, Mahieddine Tahkout se venge sur tout ce qui bouge

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Ayoub C.

    La famille Tahkout veut pratiquer la politique de la terre brûlée. En colère contre le sort qui a été réservé par les instances judiciaires à plusieurs de ses membres, on veut punir à tout va, à commencer par les étudiants, qui ont été gênés dans leur déplacement à cause de l’arrêt brusque des bus de transport universitaire, assuré par des bus de Tahkout, à travers plusieurs wilayas. Certains ont parlé de grève des chauffeurs de ces bus en signe de protestation contre ce qui arrive à leur patron, mais il n’en est rien, car c’est sur ordre du gérant que les bus en question ont été immobilisés. On parle même d’une tentative de mettre à l’abri ces bus pour échapper à une probable saisie sur ordre de la justice. Au-delà de ces désagréments causés aux étudiants, c’est le chômage qui menace des milliers de travailleurs en activité dans différents domaines et un peu partout sur le territoire national. Aussi, on a appris que Hyundai, sur ordre de son DG, Tahkout, a suspendu toute commande de véhicules jusqu’à nouvel ordre (document en photo). Désormais, on en est à ce stade de la dégradation de la situation, aucun client ne peut commander un véhicule de la marque Hyundai. Quant à l’argent, il a certainement fait la frontière depuis très longtemps, avant même qu’on en arrive à ce niveau des poursuites judiciaires contre les membres de la famille Tahkout. Mais même placé hors du pays, cet argent reste un bien mal acquis et ne profitera jamais à celui qui le détient. Tout ce qui se construit sur l’illégalité est illégale. Une vieille règle juridique que l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout, et d’autres encore qui ont bâti leurs fortunes sur du vent, doit bien faire tourner dans sa tête, maintenant qu’il se trouve derrière les barreaux, après son placement, ce jeudi 10 juin, en détention provisoire, lui et des membres de sa famille, par le juge d'instruction près le tribunal de Sidi M'hamed (Cour d'Alger). Le mis en cause comparaissait pour sa présumée implication dans plusieurs affaires liées à l'obtention d'indus privilèges par des cadres de l'Office national des œuvres universitaires (Onou) et du ministère des Transports dans l'affaire liée aux œuvres universitaires ainsi que par des cadres du ministère de l'Industrie et de l'Agence nationale de développement de l'Investissement (ANDI), dans une autre affaire liée à la société CIMA MOTORS, selon des sources proches du dossier, qui signalent que plusieurs hauts fonctionnaires de ces instances ont comparu à ses côtés. L'ex-Premier ministre, Ahmed Ouyahia et l'ex-Wali d'Alger Abdelkader Zoukh ont comparu également devant le tribunal, mais aucune information n'a filtré sur le motif de leur convocation pour savoir, si c'est en tant que mis en cause ou témoins. Ces deux responsables avaient comparu, avec plusieurs autres, à la mi-mai devant le procureur de la République, dans le cadre de la poursuite des enquêtes concernant l'affaire de l'homme d'affaires, Ali Haddad. En tout cas, ils sont pour le moment traînés devant les tribunaux à chaque fois qu’un homme d’affaire est cité dans des affaires scabreuses, et ils sont arrivés, jusque-là, à s’en sortir libre.  

    Connexion ou Créer un compte