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Justice : sacré coup dans la fourmilière de la mafia politico-financière

La population, indignée par tout le mal que de hauts responsables ont causé au pays, a été soulagée après l’incarcération de nombreux hommes et leurs proches, dont Haddad, Tahkout, Kouninef, et est entrée en liesse en ce jeudi 13 juin à la suite de l’incarcération des hommes politiques, deux ex. Premier ministre, Ouayahia et Sellal, et des ministres, Amara Benyounes incarcérés dans la prison d’El Harrach, et Abdelghani Zaalane qui a été placé sous contrôle judiciaire (en attendant l’étude du recours introduit par le parquet général près la Cour suprême). Et la liste reste ouverte à d’autres, dont Djamel Ould Abbes, Said Barkat et Amar Ghoul. La justice à donné un sacré coup dans la fourmilière de la mafia politico-financière qui a pris dans son étau tout un pays durant au moins trois décennies. « Saïf (épée) El Hadjadj », est tombée sur des têtes qu’on croyait, et qui se croyaient eux-mêmes, intouchables il y a juste quelques mois. Je souhait ardemment d’être condamné pour un mois ou deux et incarcéré dans la prison d’El Harrach juste pour voir la tête des ouyahia, Sellal and Co, clamait un citoyen après l’incarcération, jeudi 13 juin, de Sellal et Amara Benyounes. Triste fin de ce personnel, dont certains se voyaient présidentielles, SVP, à l’enseigne des deux ex. chef de gouvernement. Quant aux accusations retenues par la justice contre eux, des juristes estiment que tant qu’on y est, il faudrait leur inscrire sur le tableau des méfaits « la haute trahison », notamment pour les membres du gouvernement, parce que ces accusés étaient investis de l’autorité publique et de la confiance du peuple, et ils n’ont pas su en faire bon usage de la première et leurré la seconde. Si on se rappelle, ces responsables, quand il nous parlait de l’Algérie, il prenait soin de souligner « en rouge », en fronçant les sourcils, « la stabilité de l’Algérie », alors qu’il s’agit de « voleurs qui ont dépouillé le pays » et qui se moquaient du peuple. Le slogan qui les poursuivra jusqu’aux portes de la prison d’El Harrach par une foule qui ne voulait pour rien au monde rater le spectacle de leur évacuation vers leurs sombres cellules. Hélas, le peuple ne s’est pas constitué partie civile et la haute trahison n’a pas été retenue par la justice, car si on prend les deux accusés qui occupaient des postes en haut de la hiérarchie gouvernementale, Ouyahia et Sellal, la Cour suprême a détaillé les chefs d’inculpation qui pèsent sur eux à travers un communiqué rendu public jeudi 13 juin, où cette accusation en question n’y figure pas. « Dans le cadre de l’enquête ouverte à la Cour suprême sur Ahmed Ouyahia et ceux qui sont avec lui, le conseiller enquêteur a entendu ce 13 juin 2019 Abdelmalek Sellal et Amara Benyounes », indique la Cour suprême dans un communiqué. Quatre chefs d’inculpation sont reprochés à Abdelmalek Sellal et Amara Benyounes, selon la même source. Il s’agit d' « octroi d’avantages aux tiers dans le cadre des marchés publics et les contrats, en application de l’article 26 aliéna 1 de la loi relative à la lutte et la prévention contre la corruption, dilapidation de l’argent public, mauvaise utilisation de la fonction et conflits d’intérêts », précise la Cour suprême.

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