Logo

Ahmed Gaïd Salah tire sa révérence après avoir « placé l’Algérie sur de bons rails »

Le vice-ministre de la défense, chef d’état-major de l’armée nationale populaire, le général Ahmed Gaïd Salah, est décédé à 79 ans d’une crise cardiaque, qui l’a terrassée, tôt le matin de ce lundi 23 décembre. Il a été immédiatement remplacé par le Général-major Said Chanegriha au poste de Chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire par intérim. Sur le devant de la scène nationale depuis le mois d’avril 2019, après la démission du président Abdelaziz Bouteflika, le défunt s’était dressé comme un rempart devant les tenants du chaos. Il disait publiquement et à ses proches qu’il se devait de « mettre l’Algérie sur rail et partir ». « Partir », on pensait qu’il partirait en retraite, se reposer après des années, toute une vie, marquée par la guerre contre l’armée coloniale et de durs labeurs sous le drapeau, notamment ces dix derniers mois, où il a dû prendre sur ses épaules toute la responsabilité de l’Etat, mais le destin en a décidé autrement en le ravissant aux siens et à tous les algériens qui voient en lui le sauveur du pays dans des moments des plus difficiles. Dieu lui a permis de tenir toutes ses promesses. Il a placé l’Algérie sur de bons rails. Aucune goutte de sang n’a coulé durant 10 mois de manifestation. « Partir », un mot prémonitoire ? Peut être. Peut être, aussi, qu’il savait qu’il ne lui restait pas beaucoup à vivre. Ses médecins ont dû le prévenir sur sa santé mal en point, l’obligeant à engager contre vents et marées le pays sur la voie de l’élection présidentielle, qui lui tenait tant à cœur, une priorité des priorités.  Il devait bien savoir que sa santé était défaillante, qu’il fallait faire vite, élire un président et laisser le pays debout avec ses institutions. Même sa mort restera en travers de la gorge de ses ennemis, ceux qui planifiaient le chaos en Algérie. Juste un léger décalage du destin, et sa mort aurait sonné le désastre en Algérie. Car, sans président et sans chef de l’armée, le pays aurait facilement sombré dans la débandade. Même, maintenant, avec des institutions debout, certains (comme Marine Le Pen) n’ont pas manqué de prédire le désordre en Algérie, imaginez alors si le décès de cet homme serait arrivé un peu plus tôt, avant le 12 décembre ?  Dieu a sauvé l’Algérie et a permis à cet homme de mener sa mission jusqu’au bout. Il est parti après avoir assisté, jeudi 19 décembre, à la cérémonie d’investiture de M. Tebboune comme nouveau président de la République. A Dieu nous appartenons et Dieu nous retournons. Qu’il repose en Paix et que Dieu l’accueille en son vaste Paradis.

Site développé par © ARIS WEB DZ | Création site web algérie