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Vers un retour de Chakib Khelil en Algérie

La Cour d’appel de Milan qui vient de blanchir les cadres des pétroliers Eni et Saipem, acquittés dans l’affaire des poursuites pour corruption en Algérie, bâillonne-t-elle les dossiers de corruption Sonatrach I et II ? De toute évidence, le verdict en question ne manquerait pas d’avoir des conséquences directes sur l’affaire Sonatrach I et II, impliquant l’ex. ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, cité en avril 2019 dans deux enquêtes menées par la Cour suprême sur «une infraction à la réglementation des changes et des transferts de capitaux vers et depuis l’étranger» et la «signature par Sonatrach de deux contrats en infraction de la loi avec des partenaires étrangers». La décision de la Cour d’appel de Milan, qui a donc acquitté les pétroliers italiens Eni et Saipem dans le procès qui les visait pour des accusations de corruption en Algérie, devrait conduire à innocenter l’ex-ministre algérien de l’Énergie, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la Cour suprême d’Algérie au mois d’août 2019. Ainsi que d’autres intermédiaires algériens, en l’occurrence Farid Nourredine Bedjaoui, Samir Ouraied et Omar Habour, condamnés dans le même procès par le tribunal de Milan, au mois de septembre 2018, à des peines de cinq ans et cinq mois de prison pour le premier et quatre ans et un mois d’emprisonnement pour les deux derniers. En tout cas, la justice algérienne qui a ouvert le dossier de corruption Sonatrach I et II suite à l’enquête initiée par la justice devrait prendre acte de l’acquittement des pétroliers Eni et Saipem dans le procès qui les vise pour corruption en Algérie. Dans ces affaires de corruption qui impliquaient l’ex-ministre de l’Énergie et des Mines algérien Chakib Khelil (1999-2010) et les groupes pétroliers italiens Eni et Saipem, les deux derniers ont été blanchis par la Cour d’appel de Milan, comme le rapporte l’agence Reuters, reste le cas Chakib Khelil, qui est actuellement visé par un mandat d’arrêt international émis par la Cour suprême algérienne dans le cadre du réexamen des deux affaires dites Sonatrach I et II. Logiquement, la justice algérienne devrait annuler le mandat d’arrêt international lancé à l’encontre de Chakib Khelil et abandonner toutes poursuites judiciaires engagées dans le cadre de cette affaire qui le lie aux pétroliers Eni et Saipem, puisque ces derniers ont été acquittés par la Cour de Milan. Dès lors, il n’y a plus d’affaire de corruption en Algérie qui impliquerait l’ex. ministre algérien de l’Energie et des Mines. Peut-on dès lors imaginer un retour de Chakib Khelil en Algérie ? C’est très probable. Lors de son retour en 2015, doit-on rappeler, il n’a cessé de plaider son innocence face aux accusations de corruption qui le poursuivent depuis une dizaine d’années. De toute façon, la décision de la justice italienne met la Cour suprême algérienne devant un problème très délicat, concernant le cas Chakib Khelil. C’est de deux choses l’une, soit l’abandon immédiat des charges engagées à son encontre ou différer cette décision, à cause de la pression de l’opinion qui suit de près ce dossier, en continuant la procédure judiciaire pour aboutir à la fin à la même conclusion de la Cour de Milan, puisque sa décision qui acquitte les pétroliers Eni et Saipem est une lourde référence juridique dans ce dossier.

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