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    Algérie – France : vers un dégel des relations bilatérales

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Mouloud M

    La conférence sur la crise libyenne, tenue le dimanche 19 janvier à Berlin (Allemagne), aura permis au président Tebboune de rencontrer pas mal de dirigeants de pays étrangers, dont bon nombre a marqué sa présence à Berlin, en sus d’avoir défendu, bien sûr, la position algérienne qui plaide pour un règlement pacifique de la crise libyenne. Ainsi, des rencontres entre Tebboune et plusieurs chefs d’Etat étrangers figurent au programme, dont la Chancelière allemande, Angela Merkel, qui a personnellement invité le président algérien à cette Conférence, Tayeb Erdogan, Abdelfatah El Sissi, le président de l’ONU, président du Conseil européen et la liste n’est pas close. On parle, également, lors de cette première sortie officielle du président algérien à l’étranger, d’une rencontre entre le président Tebboune et le président français Macron, comme d’une occasion pour provoquer le dégel dans les relations entre les deux pays. Ce n’est pas la tension qui imprègne les relations entre les deux pays, mais il y a comme une crispation qui bloque la machine avant et après l’élection présidentielle algérienne, notamment le fait que le président français n’ait pas félicité le président Tebboune lors de son élection le 12 décembre, se contentant de dire « j’ai pris acte de cette élection ». Une réaction froide qui aura une réplique à chaud du président Tebboune, qui dira, en réponse à une question posée à ce sujet par un journaliste lors de sa première conférence de presse immédiatement après son élection, « je ne lui réponds pas. Il peut vendre sa marchandise comme il peut, moi c’est le peuple algérien qui m’a élu et je n’ai de compte à rendre qu’au peuple algérien ». Depuis, c’est presque une sorte de blocage diplomatique, malgré le fait que le président français Macron se soit corrigé en appelant, plus tard, le président algérien et le féliciter suite à son élection. Dans ce contexte, il est attendu que les deux pays reprennent les contacts au plus haut niveau, dans les prochains jours, avec une visite à Alger, du ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Une visite de travail d’une journée qu’on annonce immédiatement après la tenue de la conférence sur la crise libyenne. Alger et Paris s’apprêtent, donc, à reprendre langue. Le Drian devrait être reçu par le Président Tebboune et aura des entrevues avec son homologue Sabri Boukadoum et avec Abdelaziz Djerad, le Premier ministre algérien, laissent entendre des diplomates français à Alger, qui ont confirmé cette visite sans avancer une date précise. La France qui s’est trompé d’adresse en s’impliquant dans le soutien à l’option du cinquième mandat de Bouteflika cherche une issue de secours pour renouer avec l’Algérie des relations apaisées. Rappelons que la Capitale algérienne a vécu ces derniers un véritable ballet diplomatique, avec des rencontres entre le président Tebboune et le Président du Conseil italien, le ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Président du Conseil présidentiel du GNA libyen et le ministre turc des Affaires étrangères, et il faut prévoir, aussi, que pour la première fois depuis huit ans, un Président algérien sera présent au sommet de l’Union africaine. Tout un environnement diplomatique qui replace l’Algérie dans son rôle médiateur en Afrique, notamment, et dont il faut, désormais, tenir compte à l’avenir.

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