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    Un trafic d'armes entre la Turquie et la Libye dévoilé

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Mouloud M

    Peut être qu’on tient la preuve que la Turquie figure parmi les pays qui inonde en armes la Libye. Le parquet italien a annoncé le jeudi 20 février que le capitaine d'un cargo battant pavillon libanais, soupçonné de contrebande d'armes entre la Turquie et la Libye, avait été arrêté dans le nord de l'Italie.

    Le parquet italien a déclaré que le capitaine libanais du navire, qui a accosté dans la ville côtière de Gênes, fait l'objet d'une enquête pour avoir livré des missiles, des chars et du matériel militaire à la Libye en violation de l'embargo des Nations Unies sur les exportations d'armes vers la Libye, ajoutant que le capitaine est soupçonné de commerce avec des militaires. Les Turcs n'ont pas encore été identifiés. À la fin du mois dernier, l'armée nationale libyenne a publié des photos pour décharger un navire turc dans la capitale, Tripoli.

    Le porte-parole officiel du commandant en chef de l'armée libyenne, Ahmed Al-Mismari, a annoncé jeudi sur Facebook que "le commandement général des forces armées libyennes surveille la cargaison du navire turc qu'il a débarqué dans le port de Tripoli, mardi 28 janvier 2020 au soir".

     

    C’est le porte-avions français Charles de Gaulle qui a repéré au large des côtes libyennes une frégate turque escortant un navire transportant des véhicules blindés de transport vers Tripoli.

    Le cargo Pana, battant pavillon libanais, a accosté dans le port de Tripoli, tandis que le site Web du trafic maritime a signalé que le navire naviguait au large de la Sicile.

    Pour rappel, les participants à la conférence de Berlin du 19 janvier, dont la Turquie, s'étaient engagés à ne pas envoyer de livraisons d'armes à la Libye et à s'abstenir de s'immiscer dans ses affaires intérieures.

    Le mercredi 19 février, le président turc Recep Tayyip Erdogan a critiqué la décision de l'Union européenne de lancer un nouvel effort naval axé sur la mise en œuvre de l'embargo sur les armes imposé par les Nations Unies à la Libye, accusant les pays européens qui ont accepté de lancer le nouveau processus "d'ingérence dans la région".

    Erdogan a également salué la décision du gouvernement de réconciliation à Tripoli de se retirer des pourparlers avec l'armée libyenne dirigée par le maréchal Khalifa Haftar à la suite de l'attaque d'un port de mer dans la capitale libyenne.

    Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont convenu plus tôt cette semaine de mettre fin à l'opération Sofia, la mission maritime du bloc européen en Méditerranée, et de lancer un nouvel effort naval davantage axé sur la mise en œuvre de l'embargo sur les armes imposé par les Nations Unies à la Libye.

    L'opération, Sofia, a été lancée en 2015 lorsque des dizaines de milliers de migrants se sont dirigés par mer d'Afrique du Nord vers l'Europe. L'opération visait à imposer des mesures strictes contre les passeurs de migrants, mais également à faire respecter l'embargo sur les armes, souvent négligé.

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