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    Annaba : les raisons de la soif !

    • Catégorie : infos

    Branle bas de combat au sein du gouvernement qui envoie sur les lieux, ce mercredi 13 septembre, le ministre des ressources en eau pour s’enquérir de la situation

     La crise de l’eau qui provoque la colère de la population à Annaba et met en péril le poumon de l’industrie sidérurgique d’El Hadjar, dévoile une gestion calamiteuse, scandaleuse, d’un secteur vital. Depuis des décennies les autorités centrales et locales se sont endormies sur les deux oreilles sans prévoir cette crise qui devait, fatalement, arriver un jour ou l’autre, puisque la wilaya Annaba ne peut étancher sa soif qu’à partir de trois barrages situés dans la wilaya d’El Taref. Ce n’est que maintenant, à la fin de l’été 2017, après avoir reçu un dur coup sur la tête que le gouvernement se réveille de sa torpeur. Il y a urgence à creuser des solutions à Annaba. C’est le branle bas de combat général au sein du gouvernement Ouyahia, qui veut des résultats dans l’immédiat, de l’eau pour étancher la soif des habitants et redémarrer les activités du complexe sidérurgique d’El Hadjar. Le ministre des ressources hydrique doit dans ce cadre se rendre le mercredi 13 septembre à Annaba et le jour suivant à El Taref pour s’enquérir des dispositions engagée afin de trouver rapidement des issues à cette périlleuse impasse. C’est que les populations expriment de plus en plus violemment leur ras le bol face à ce manque d’eau qui sévit depuis le début de l’été, doit-on rappeler, sans qu’on y ait remédie à la situation en temps opportun. Le samedi 9 septembre, les robinets à sec ont fait sortir la population  de la commune de Sidi-Amar (El-Hadjar), une ville dortoir de 180.000 habitants, et les manifestants ont usé des bennes de poubelles et autres objets hétéroclites pour bloquer les deux accès principaux de la ville de Sidi-Amar, la plus importante agglomération d’Annaba, ainsi que la route menant vers le complexe sidérurgique et l’accès principal vers Annaba, celui de Chaïba . Les protestataires ont exprimé leur colère face à cette perturbation dans l’approvisionnement en eau potable qui sévit depuis quelques semaines, alors que la cité, comble de la bêtise, abrite la principale station d’alimentation en eau potable de la ville d’Annaba ! Annaba a soif. Les raisons ? Selon des spécialiste en la matière, la région d’Annaba connait une sécheresse depuis 2 ans, et c’est seulement maintenant qu’on commence à sentir les effets du manque de pluviométrie qui a eu des effets sur le niveau des trois barrages de la wilaya d’El Taref, d’où se troiuve alimentée toute la wilaya dAnnaba. Une sécheresse qui dure depuis 2 ans et personne n’a pris les devants pour palier à cette situation qui allait immanquablement conduire à cette crise de l’eau vécue par la wilaya d’Annaba. C’est de l’irresponsabilité, de l’incompétence, il s’agit de graves erreurs de gestion du précieux liquide qui conduisent aux troubles publics qui secouent ces jours-ci les cités satellites de la wilaya d’Annaba, puisqu’il semble qu’au niveau du centre de la ville, le problème est moins  crucial. Il y a également, soulignent des spécialistes proches de ce dossier, ces fuites d’eau sur la canalisation principale qui part de Chaffia dans la wilaya d’El Taref jusqu’à Chaïba. Une conduite très anciennes, qui fuite de partout, et qu’on n’a pas daigné renouveler malgré l’urgence de la situation. Des spécialistes ont proposé, lorsque le pays en avait les moyens financiers, de procéder à l’installation d’une station de dessalement de l’eau de mer, hélas personne ne les a écoutés. Et puis, il y a ce complexe sidérurgique d’El Hadjar qui bouffe à lui seul 36 000 m3 / jour. Pourtant, il était indispensable de penser à alimenter ce complexe d’une manière autonome, sans détourner pour ses besoins industriels l’eau potable des habitants. Voilà le résultat du laisser-aller, de l’indifférence, l’insouciance et la cupidité de gens occupés à détourner le beurre et l’argent. Une série d’erreurs, donc, qui se sont entassées les unes sur les autres pour conduire à la soif toute une population. Puis, on appelle en pompier toute le monde pour trouver une solution tout de suite. On auarit pu le faire depuis longtemps, mais on vient juste de réhabiliter 32 forages dans la région d’Annaba, lesquels forages vont alimenter les régions à hauteur de 35 000 m3 / jour. C’est-à-dire presque la même quantité avalée quotidiennement par le complexe sidérurgique d’El Hadjar, pour lequel il conviendrait de trouver une solution spéciale et radicale. Pour mémoire, au lendemain de la fête de l’Aid El-Adha,  le wali avait réuni ses proches collaborateurs, les chefs de daïras et les présidents des assemblées populaires communales, pour trouver une solution à la crise de l’eau potable, qui touche les grandes cités urbaines, le chef-lieu de la commune d’Annaba, El-Bouni et Sidi-Amar, aboutissant à l’installation d’une cellule de crise a été installée, avec directeur de l’exécutif local dans chaque commune de la wilaya, afin de coordonner les opérations d’alimentation équitable des quartiers. Et, on serait bien avisé de se préparer à ce genre de situation à travers toutes les wilayas car la sécheresse peut frapper partout. Gérer c’est prévenir, sinon il faut partir !    

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