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    Les résultats des élections allument la mèche dans la rue

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Mouloud M

    Deux jours après la proclamation officielle des résultats, la colère gronde à Ouargla, où des électeurs dénoncent la fraude électorale, le vol des voix des électeurs, et expriment leur rejet des résultats du vote d’une manière très violente. Des blessés ont été enregistrés parmi les manifestants et les policiers. Même bruits entendus à Batna, à Médéa, à Béjaïa, à Aïn Temouchent, à Constantine et jusqu’au fin fond du Sahara, à Illizi, où des actions de protestations contre les résultats des élections ont été enregistrées avec revendication d’une révision des résultats des élections locales du 23 novembre…

     Alors qu’on croyait, ou qu’on laissait croire, que les élections se sont déroulées dans de bonnes conditions, empreintes de sérénité et de calme, et avec une participation acceptable des électeurs, ne voilà-t-il pas que plusieurs localités du pays sont secouées par des mouvements de protestations, parfois pacifiques et des fois violentes. Deux jours après la proclamation officielle des résultats, la colère gronde à Ouargla, où des électeurs dénoncent la fraude électorale, le vol des voix des électeurs, et expriment leur rejet des résultats du vote d’une manière très violente. Des blessés ont été enregistrés parmi les manifestants et les policiers. Même bruits entendus à Batna, à Médéa, à Béjaïa, à Aïn Temouchent, à Constantine et jusqu’au fin fond du Sahara, à Illizi, où des actions de protestations contre les résultats des élections ont été enregistrées avec revendication d’une révision des résultats des élections locales du 23 novembre. Des militants de formations politiques ont accroché des banderoles devant le siège de la wilaya d’Illizi pour fustiger ce qu'ils ont qualifié de fraude et de  "détournement des voix des électeurs au profit d’autres parties". La commune d’In-Amenas (240 km d’Illizi) a connu, elle aussi, des rassemblements similaires devant les sièges de la daïra et de la commune, et dans les principales artères de la ville, de protestataires scandant leur rejet des "résultats des locales", hissant des banderoles réclamant des instances de  tutelle de "restituer les voix aux personnes choisies et d’ouvrir une enquête approfondie sur la question", rapportent des témoins qui ont assisté à cette manifestation. A Aïn Temouchent, Les protestataires, près de 140 personnes dont des candidats, des représentants des partis et des citoyens, ont pris le départ à partir du siège du bureau de wilaya du Rassemblement national démocratique (RND), passant par la place de la Cour d'Ain Témouchent, pour aboutir devant l’entrée principale du siège de la wilaya.

     

    Des députés de la wilaya à l’Assemblée populaire nationale (APN) représentant le RND, Tajamoua Amel Djazair (TAJ) et d’autres partis dont le Front national algérien (FNA) ont pris la parole pour dénoncer "des dépassements" enregistrés lors du scrutin et "un bourrage" au profit du Front de libération nationale (FLN), comme l'a souligné le député du RND, Ali Hasker. Les gens sont partout outrés par la fraude qui a profité au FLN. Même le RND fait partie des insatisfaits, et c’est son SG, en l’Occurrence le Premier Ministre Ahmed Ouyahia qui le dit en direct sur la télévision. Nous allons déposer des recours, même le parti du Premier Ministre subit l’injustice de la fraude ! laissera-t-il entendre. A Constantine, l’administration a transmis à la presse un communiqué portant sur les résultats des élections, avant de transmettre le lendemain un second communiqué correctif. C’est que le mal est fait, et les erreurs ont gonflé les chiffres d’un seul parti, le FLN. « S’il y avait erreur, pourquoi on n’a pas gonflé les chiffres d’autres partis ? », s’indignent des représentants de six partis dont des candidats, qui ont dénoncé une fraude. Des recours pleuvent sur les bureaux des instances compétentes, émanant de plusieurs formations politiques, dont le RND, MSP, TAJ, MPA, FNA, PT…toutes s’estimant "lésées" et revendiquant une "révision des résultats", jugés "non conformes" aux procès verbaux d’élections obtenus. Quelle issue à ce vent de contestation ? Il est possible que l’étude des recours redistribuera les cartes au sein des Assemblées locales élues, pour apaiser les esprits, puisque tous les mécontents ne sont pas tous indignés par la fraude en elle-même et accepteraient bien qu’on leur offre quelques sièges et se taire. En tout cas, les prochains jours, après la proclamation officielle et définitive des résultats des élections du 23 novembre 2017 à l’issue de l’étude des dizaines de recours déposés au niveau des wilayas, nous en diront plus sur la nature de cette protesta.

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