Aujourd'hui le :
    A+ A A-

    Neige et froid, les migrants subsahariens fuient les villes du nord de l’Algérie

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Rania Z

    Tels des oiseaux migrateurs qui fuient le froid des régions nordiques en hiver pour aller trouver refuge et nourriture, surtout, dans les régions chaudes, les migrants subsahariens ont migré vers les régions côtières algériennes et les zones de basses altitudes caractérisées par un climat doux, où ils peuvent continuer à mendier leur nourriture et un peu d’argent. Au printemps prochain ils reviendront plus nombreux, car rien n’arrêtera la marche forcé des migrants subsahariens vers le Nord.                

     Comme ils sont arrivés, massivement et subitement, ils se sont éclipsés, rapidement et sans crier gare. Les migrants subsahariens, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, ne sont plus visibles, en ces jours de fin du mois de décembre, femmes, jeunes et enfants en train de mendier sur les bords de routes, sur les espaces publics ou voyageant dans les transports publics le matin pour se diriger vers les grandes agglomérations et l’après-midi pour regagner les sites d’hébergement dans des coins retirés des quartiers résidentiels. Les migrants subsahariens ont déserté les grandes villes du nord du pays, sans explication apparente. Car, les services compétents qui ont la compétence de les regrouper et les ramener vers leurs pays d’origines, en passant par Tamanrasset, à l’exemple des services de sécurité, des directions de l’action sociale, du croissant rouge algérien et des pompiers, relèvent qu’ils ont également remarqué le phénomène de la disparition subite des migrants subsahariens dans les centres urbains, mais ils jurent qu’aucune opération de rapatriement des migrants vers leurs pays d’origines n’a été menée ces derniers jours. Où sont-ils passés ? D’après des affirmations des services spécialisés, les migrants ont fui le froid sévissant dans les régions du nord du pays, préférant migrer vers des régions où le climat est plus doux. Le froid est insupportable pour ces réfugiés, surtout les petits enfants, habitués à vivre dans des températures chaudes, fait-on remarquer. D’autant qu’ils vivent dans le dénuement total dans les grandes villes du nord du pays, sous les ponts, dans des tentes, dans des espaces ouvert au vent, à la pluie et au froid intense. Aussi, la mendicité n’est plus très pratique par mauvais temps,  Bien sûr, les opérations lancées par les pouvoirs publics, le croissant rouge algériens et les associations caritatives en ce début d’hiver sous le slogan « un hiver au chaud », dans le but de prendre en charge les sans domicile fixe (SDF) en leur offrant hébergement et nourriture durant tout l’hiver, notamment dans des centres au sein des « Diar Errahma », n’auraient pas fait de distinction entre algérien et migrant, et les migrants auraient été donc pris en charge autant que les SDF locaux, mais ils ne sont plus là, ils ont préféré partir vers des lieux où la météo est plus clémente. Comme les oiseaux migrateurs qui fuient le froid des régions nordiques en hiver pour aller trouver refuge et nourriture, surtout, dans les régions chaudes, les migrants subsahariens ont migré vers les régions côtières algériennes et les zones de basses altitudes caractérisées par un climat doux, où ils peuvent continuer à mendier leur nourriture et un peu d’argent. Au printemps prochain ils reviendront plus nombreux, car rien n’arrêtera la marche forcé des migrants subsahariens vers le Nord.               

    Connexion ou Créer un compte