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    Des chalets installés dans les écoles pour absorber la surcharge des classes !

    • Catégorie : société
    • Écrit par Ayoub C.

    L’année scolaire 2018/2019  sera marquée par une surcharge des classes jamais vécue en Algérie. Le phénomène des classes surchargées est enregistré chaque année dans les écoles, mais cette année sera très dure sur ce plan, notamment à cause des opérations de relogement massives qui ont touché la Capitale Alger et Constantine. A Alger, les lieux qui ont vu l’arrivée de nouveaux locataires, Douera et Draria notamment, le déficit d’établissements scolaires ne pousse pas l’optimisme. Selon certaines sources proches de ce dossier, on attend un nombre de 66 élèves par classe. Presque des élèves de deux classes surchargées entassés dans une seule classe ! Une catastrophe sur le plan pédagogique. Devant la gravité de la situation, et le manque de temps pour construire de nouveaux établissements scolaires dignes de ce nom, les autorités ont opté pour la construction de chalets à l’intérieur des écoles, qui seront utilisés en tant que classes pour accueillir les élèves lors de la prochaine rentrée. Une rentrée source d’angoisse pour la ministre de l'Education Nationale, Nouria Benghabrit, qui a organisé le samedi 19 août, une inspection des classes supplémentaires (chalets) devant renforcer temporairement certains établissements éducatifs des communes de Douera et de Draria, qui souffrent de problèmes de surcharge dus aux flux de population enregistrés récemment au niveau de ces deux communes. La ministre a affirmé que le recours aux classes préfabriquées "n'est qu'une solution temporaire et exceptionnelle", en attendant les travaux d'extension des établissements éducatifs disposant d'un terrain adjacent. À cette occasion, Mme Benghabrit a tenté de rassurer les parents d'élèves que le recours à ces classes était "nécessaire", en raison du flux important de nouveaux élèves enregistré récemment au niveau des deux communes. Devant une telle situation, qualifiée d'"exceptionnelle", la ministre a affirmé que son secteur "œuvrait d'arrache-pied", en coordination avec les autres secteurs concernés, pour trouver des solutions immédiates et permanentes, en vue d'assurer de meilleures conditions de scolarisation aux élèves. Mais, la ministre a pu constater que ces petits chantiers n’avancent pas convenablement, alors qu’il reste à peine deux semaines pour la rentrée. A Constantine, la surcharge des classes est également inévitable à la nouvelle ville Ali Mendjeli et au pole urbain Massinissa. Et le grand problème concernera le déficit en CEM. Pour pallier à cette situation, les autorités ont décidé d’ouvrir des classes dans les écoles du cycle pour accueillir les élèves du cycle moyen. Agissant sous la pression, et dans un cadre de recherche de paix sociale, les pouvoirs publics ont contribué la création de nouvelles zones urbaines, à travers les relogements d’ex. habitants de cité délabrée, sans mettre au point les équipements indispensables, les écoles, les centres de sante et l’ouverture de nouvelles sûretés urbaines. La suite viendra. Quand ? Une autre ère de protestation pour ces nouveaux habitants qui, après avoir revendiqué des logements vont maintenant se mettre à exiger des écoles pour leurs progénitures, des centres de santé, le transport…ainsi de suite.     

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