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    Le temps figé à 1997 pour le Pari sportif algérien (PSA) !?

    • Catégorie : société
    • Écrit par Mouloud M

    Enveloppé d’une gestion périmée, opaque, scandaleuse, le Pari sportif algérien (PSA) fait miroiter aux milliers de joueurs qui le fréquentent le rêve de devenir millionnaire en gardant de vieux habits de clochards. Les locaux des agences PSA à travers le territoire national sont très mal entretenus, et les moyens de travail n’ont pas profité de l’avancée technologique, comme si personne ne prête la moindre attention à cette filière du jeu de hasard parrainé par la puissance publique qui prône l’Islam religion de l’Etat. L’argent qui rentre dans ses caisses à flots n’a pas plaidé pour lui donner un habit neuf, digne du seul jeu de hasard officiel en Algérie. Le PSA n’a pas changé depuis les années 80, nous ont confié des travailleurs, qui affirment qu’on continue encore, de nos jours, en 2018, à corriger les souches, ou à faire le dépouillement, manuellement ! Un appel d'offres international devait être lancé il y a une douzaine d’années, en 2006, pour établir un projet de partenariat avec des investisseurs étrangers, selon des responsables de l'entreprise. Le Pari sportif algérien avait, peut être, pensé en ce temps là à se moderniser, mais rien ne sera fait dans ce sens. Un long silence accompagnera cet arrêt du temps pour le PSA. Les autorités ont oublié de le moderniser et les joueurs continuent à jouer, quel mal y a-t-il, l’essentiel c’est que les rentrées d’argent ne s’arrêtent pas. Certes, on aurait pu faire plusieurs tirage du loto durant la semaine au lieu des deux tirages actuellement en cours, mais cela n’est pas une grosse perte, car ces deux tirages récoltent le maximum d’argent des joueurs. Mais, il reste quand même à relever que le matériel de traitement automatique des opérations est indispensable, si on veut vraiment augmenter le chiffre d’affaire du PSA, notamment à travers la diversification de la gamme de jeux et l’élargissement des points de vente dotés, bien sûr, de moyens sophistiqués pour la validation des billets. Une opération coûteuse et on ne semble pas pressé de s’engager dans un investissement qui rapporterait au PSA. C’est tellement insensé qu’on commencerait à se demander où va l’argent du PSA ? D’ailleurs, c’est une question qui reste sans réponse, car le flou total enveloppe cet aspect de la répartition des recettes financières du PSA. Depuis des années, personne ne communique le chiffre d’affaire de cette entreprise de jeux, et personne ne se fatigue à expliquer où place-t-on cet argent. Ce n’est pas parce que c’est un jeu de hasard que tout doit marcher par hasard dans cette entreprise. Il faut plus de transparence dans la gestion des finances du PSA, c’est une affaire primordiale, avant qu’on ne soit choqué par quelques scandales. Déjà, un scandale se dévoile au grand jour à travers ces tickets à gratter, de 50 dinars. Des tickets avec un annuaire au dos qui reste figé à l’an 1997 ! D’où tire-t-on ces tas de tickets fabriqués en 1997, l’annuaire faisant foi, et qu’on continue encore à vendre en 2018, soit sur une durée de 21 ans ?! Et dire qu’il existe en 2018 des joueurs qui achètent ces tickets datant de 1997. Si ce n’était pas sous l’autorité de l’Etat que cela se combine, on dirait pourquoi pas, tant qu’on trouve des gens idiots qui les achètent pour gagner du vent.   

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